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jeudi 10 avril 2008

Pour un Monde meilleur

Notre dernier article s’intitulait « l’art d’être une femme » et il vous semble peut-être que nous ayons oublié le sexe masculin. Détrompez-vous, il est notre sujet de la semaine.

Tout dernièrement, sur nos petits écrans apparaissaient les évènements autour de la flamme Olympique lors de son passage à Paris. J’ai été bouleversée par l’image de cette athlète handicapée, assise sur son fauteuil roulant essayant de protéger la flamme de son mieux. Elle était entourée d’hommes, uniquement d’hommes, une cinquantaine d’hommes du service d’ordre, de la police, de l’organisation et je n’ai pas compté les manifestants. Et, brusquement, l’un d’entre eux a éteint la flamme. Je ne conteste ni ne juge ce geste mais il était inattendu. Il me semble avoir vu alors dans les yeux de cette femme la surprise, la peur et le désarroi. Comme je la comprends !

Je ne pouvais que me replonger dans mes réflexions et mes lectures pour essayer de mieux comprendre les hommes. Dans mon investigation, je suis tombée sur le contenu d’une conférence de Roy F. Baumeister, donnée en août 2007 à San Francisco et qui s’intitule : Is there Anything Goot About Men ? L’auteur est un éminent professeur de Psychologie à la Florida State University. Il a écrit de nombreux ouvrages spécialisés de Psychosociologie.

Je ne vais pas tenter de résumer cette conférence disponible sur Internet. Je me contenterai seulement de vous faire part de ce que j’en ai retenu. Mais avant tout, rappelons nous que toutes les observations, même les scientifiques, ne doivent mener vers des généralisations car chaque Individu est unique et différent en son essence.

R.F. Baumeister nous invite à noter que si ce sont en général les hommes qui se tiennent aux commandes de notre société et qu’ils en occupent les postes éminents, nous les trouvons également dans une forte proportion au bas de l’échelle sociale, dans les prisons par exemple. Les sans abris sont en majorité des hommes. Avec cela, il nous faut savoir que 90% des accidents du travail sont subis par les hommes.

J’écrivais dans l’art d’être une femme que la culture influence fortement les deux sexes. La nôtre utilise les hommes pour les taches les plus dangereuses tandis qu’elle garde les femmes à l’abri des risques. Les cultures ne tiennent pas compte de la morale, elles préservent uniquement leur système et tentent de l’équilibrer.

Les hommes et les femmes sont également intelligents, habiles, capables, mais chaque sexe à sa façon et les hommes comme les femmes disposent des avantages et des désavantages de leurs différences. Les hommes et les femmes sont également créatifs, mais leurs motivations sont différentes. Peut-on imaginer une centaine de femmes construisant un bateau afin de risquer l’aventure océanique sachant que peu d’entre-elles survivra à ce projet ? A mon avis, Non. Les hommes sont partis à l’aventure et les femmes sont restées en terrain sûr, protégées des caprices de la nature pour mieux la servir. Les femmes enceintes et celles qui avaient un bébé au sein ne souhaitaient courir aucun risque et les motivations des autres étaient de soutenir la survie de leur groupe. C’est ainsi que les hommes seraient plus aptes à créer des liens nombreux basés sur des intérêts superficiels tandis que les femmes préfèreraient les petits groupes aux affinités plus essentielles. Pendant que les femmes ont soutenu leur art pour faciliter la vie et embellir leur lieu de vie, les hommes ont recherché la performance, la réussite, la distinction.

Je me permets d’introduire une boutade de ma maman lorsque le sujet de nos conversations portait sur les différences hommes-femmes. Elle disait : » l’homme rentre chez sa femme et dit : Ca va ? et la femme répond : le bébé est malade et ma mère est mourante ! Alors l’homme répond : avec mes copains, nous avons rapporté un bison. »

Je termine sur une impression toute personnelle : l’homme est vraiment le sexe de l’extrême, tandis que la femme se tient au plus près du centre : la vie, être là, ici et maintenant. Les jeux Olympiques ont été mis en place par les hommes et au fil des représentations, les femmes ont été invitées à y participer, qu’aujourd’hui elles soient un élément de stabilité et de respect mutuel. Les Hommes y gagneront.

Texte et illustration Marie Tora

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